Recherche contre le cancer : la région Normandie soutient le programme ARCHADE

Mis à jour : mai 2

Contexte

En France, le cancer touche environ 382 000 nouveaux cas et on estime le nombre de décès à 157 400 en 2018. Parmi eux, près de 175 000 cas sont traités par radiothérapie, seule ou associée à la chimiothérapie ou à la chirurgie. [1] La radiothérapie s’est développée essentiellement autour de l’utilisation des photons. Plus récemment les nouveaux progrès ont permis l’exploration de nouvelles particules, les hadrons, notamment les protons et les ions carbones.

Ce sont des techniques en plein essor, plus coûteuses et plus lourdes en termes d’infrastructure que la photothérapie mais qui ouvre des perspectives nouvelles pour améliorer l’irradiation des cellules tumorales tout en épargnant les tissus sains et les organes particulièrement sensibles. Cette technique est indiquée pour les tumeurs résistantes à la chimiothérapie et à la radiothérapie, ou inopérables du fait de leur localisation près de tissus vitaux : tumeurs cérébrales, du crâne, de la face ou du cou, près du cœur ou de l’œil, etc.

Au total, ce traitement pourrait concerner 15 000 patients chaque année.

Le programme Advance Ressources Center for HADrontherapy in Europe (ARCHADE)

La Région Normandie soutient le programme ARCHADE, axé sur la recherche et le traitement du cancer en hadron-thérapie.


  • Le centre européen de recherche et de traitement en hadron-thérapie à Caen

Depuis juillet 2018, le centre européen de recherche et de traitement en hadron-thérapie de Caen a ouvert ses portes. Ce programme ARCHADE mené en Normandie s’appuie sur un campus regroupant la physique nucléaire fondamentale, l’imagerie, la biologie et le traitement du cancer. A proximité immédiate, le site réunit :

  • le Grand Accélérateur National d’Ions Lourds GANIL, centre de recherche en physique nucléaire fondamentale (CNRS/CEA) ;

  • la plateforme d’imagerie biomédicale CYCERON ;

  • le Centre de lutte contre le cancer François Baclesse ;

  • le Centre Hospitalier Universitaire CHU.

La concentration de tels équipements sur un même site n’a pas qu’équivalent en France.


  • Le traitement du cancer par hadron-thérapie

Ce site permet au Centre François Baclesse de traiter par proton-thérapie les malades atteints de cancer, faisant de Caen le troisième centre en France de proton-thérapie avec Orsay et Nice. D’ici 2023, grâce au Cyclotron « C 400 Ions » qui est un accélérateur de particules unique au monde, le centre CYCLHAD proposera des traitements de nouvelles générations par faisceau d’ions carbone notamment. Cela permettra la mise au point de traitements innovants en accueillant les meilleures équipes de chercheurs. Normandy Hadron-thérapy, détient la propriété intellectuelle de ce nouveau concept en partenariat avec plusieurs industriels et sera dédiée au développement, à l’industrialisation et à la commercialisation d’équipements d’hadron-thérapie.


Avis critique

L’hadronthérapie est une innovation incrémentale. Sa recherche nécessite un travail pluridisciplinaire et implique un travail commun. L’hadronthérapie soulève néanmoins plusieurs questions qui constituent un défi pour la recherche de demain. Quels sont les effets physiques et biologiques sur les tissus ? Quelle est la toxicité engendrée par cette méthode innovante ?


[1] Les cancers en France : INCa

©2019 Observatoire de la Régionalisation

  • Localisation - Google Maps
  • Twitter
  • Facebook
logo nile.jpg