Depuis 2014, l’Observatoire de la Régionalisation œuvre pour éradiquer le cancer du col de l’utérus

Mis à jour : avr. 15


Réunir les acteurs territoriaux autour d’un objectif commun : renforcer la prévention du cancer du col de l’utérus

Une méthodologie innovante, participative et pragmatique

L’Observatoire de la Régionalisation, créé par nile en 2014, a établi une méthodologie de travail rigoureuse qui tient à l’exigence que chaque proposition formulée doit aboutir à une action concrète sur le terrain. Son travail en région s’appuie sur un comité de pilotage constitué des principaux acteurs de la région concernée pour les engager dans le projet qu’ils dessineront eux-mêmes lors d’un colloque plus largement ouvert à la société civile en santé. A l’issue de celui-ci, un comité de suivi permet de déployer les actions sur le territoire. A ce titre, les collectivités territoriales et Agences régionales de santé sont d’un soutien important.


La région PACA marque le début des colloques régionaux sur la prévention du cancer du col de l’utérus

L’enjeu autour de la prévention du cancer du col de l’utérus était majeur en région PACA. La région affichait la plus mauvaise couverture vaccinale en France. Elle reste encore très faible sur le territoire (entre 10 et 18% en 2017) et les citoyens de cette région demeurent parmi les plus réfractaires à l’idée vaccinale (entre 71,3% et 74,5% d’adhésion). Le colloque organisé a posé le constat d’une prévention et sensibilisation insuffisante à tous les niveaux : politique, médical et citoyenne Des propositions très concrètes ont émergé de ce colloque avec pour ambition d’améliorer la couverture vaccinale et de dépistage du cancer du col de l’utérus dans la région PACA :

  • diffuser l’information et la connaissance autour du cancer du col de l’utérus

  • réaliser une « consultation adolescent »

  • endiguer les fakenews et solliciter un droit de réponse systématiquement


En Centre-Val de Loire les comités de suivi se déploient

Le colloque en Centre-Val de Loire a réuni très largement les maillons de la chaîne de santé sur ce territoire : l’Assurance Maladie, les élus locaux, les professionnels de santé, l’ARS, les comités départementaux de la ligue contre le cancer, les centres de dépistage ou encore les étudiants en santé. A ce moment, dresser le constat autour du cancer du col de l’utérus était une tâche ardue car il n’y avait pas de données agrégées. On estimait toutefois la couverture vaccinale à 18% (chiffre 2015), ce qui était supérieur à la moyenne nationale (16%). Le dépistage faisait aussi l’objet d’un constat en demi-teinte : il reposait essentiellement sur les gynécologues, les anatomopathologistes et la bonne volonté des femmes. Depuis les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) ont évolué et placent le test HPV en première ligne ouvrant la possibilité à d’autre professionnels de santé de réaliser un dépistage du cancer du cancer du col de l’utérus.

Par la suite, 1 248 courriers de relances ont été adressées par les Caisses Primaires d’Assurance Maladie du Cher et l’Indre-et-Loire aux jeunes filles ayant débuté un schéma vaccinal en 2016. Une campagne de sensibilisation a été menée en lien avec les acteurs sociaux (la Caisse d’Allocation Familiale) en juin 2018. Plus tard, la Ligue Contre le Cancer prenait en charge le reste à charge du vaccin pour les personnes qui n’avaient pas de mutuelle en Indre-et-Loire et dans le Cher.


Occitanie : l’école et la formation des professionnels de santé est au cœur des projets

Les acteurs de l’Occitanie se sont réunis lors d’un colloque qui s’est déroulé en 2018. Le diagnostic posé montrait une grande hétérogénéité sur le territoire avec des différences entre les ex-régions Languedoc-Roussillon et Pyrénées-Atlantique. Les actions proposées par les acteurs de la région Occitanie se concentraient sur l’école et la formation initiale et continue des professionnels de santé. Les échanges ont aboutit sur la création de 3 comités de suivi qui se sont depuis mobilisés :

  • organisation d’une conférence à destination des parents d’élèves

  • organisation d’une conférence à destination des enseignants

  • remboursement du reste à charge sur le vaccin par la Ligue Contre le Cancer 31

Ces différentes manifestations ont montré le défaut d’information du grand public à l’égard du papillomavirus humain. Les prochaines actions concerneront la formation initiale et continue des professionnels de santé. En effet, d’après un sondage mené par Le Quotidien du Médecin, le professionnel de santé reste la source d’information qui suscite le plus la confiance des citoyens. Enfin, le travail reste entier sur la lutte contre les fake news qui viennent influencer une partie de la population empreinte au doute.


La mobilisation des acteurs libéraux dans la région Grand-Est

La région Grand-Est a été choisie pour mener une expérimentation sur l’augmentation de la couverture vaccinale. Son action portera sur la formation et la sensibilisation des professionnels de santé. C’est dans ce contexte qu’a eu lieu le 23 janvier 2020 un colloque en région Grand-Est le qui a été marqué par la volonté des professionnels de santé libéraux, des patients et des collectivités territoriales de s’engager dans la prévention du cancer du col de l’utérus. Les comités de suivi sont en cours d’installation, avec l’objectif de multiplier les espaces et temps d’échanges et de débats autour de la prévention des cancers HPV induits entre professionnels de santé et citoyens. Le second grand objectif fixé par les participants du colloque est l’investissement dans la communication des actions menées par les acteurs de terrain pour diffuser la bonne information.


De la prévention du cancer du col de l’utérus à la prévention des cancers HPV induits

La Haute autorité de santé (HAS) a mis à jour récemment ses recommandations sur la prévention du cancer du col de l’utérus. En juillet 2019, le test HPV est recommandé en première intention chez les femmes de plus de 30 ans. En décembre 2019, elle recommande la vaccination contre le HPV pour les garçons de 11 à 14 ans avec un rattrapage pour tous les adolescents et adultes de 15 à 19 ans. La HAS établit dans cette recommandation 4 objectifs pour renforcer la couverture vaccinale contre le HPV :

systématiser la proposition d’une vaccination anti-HPV par les professionnels de santé

  • rétablir la confiance envers le vaccin

  • faire prendre en charge intégralement par l’assurance maladie le vaccin

  • agir spécifiquement sur les Hommes ayant des relations Sexuelles avec les Hommes (HSH)


Ces recommandations vont dans le sens des propositions qui ont été formulées par la communauté de l’Observatoire de la Régionalisation depuis plus de 5 ans. Si le HPV est responsable de 100% des cancers du col de l’utérus, il est aussi responsable d’autres cancers (ORL, péniens, anal). Prévenir le HPV dépasse le cadre du cancer du col de l’utérus. Les comités de suivis en place se saisiront de cette problématique pour sensibiliser le plus largement des conséquences du HPV, que ce soit auprès des élus, de la population ou des professionnels de santé.


La création de l’Observatoire de la Régionalisation et le plan cancer 2014-2019

nile accompagne l’innovation en santé

Créé en 2007, nile accompagne l’innovation en santé depuis sa création et œuvre à rendre accessible aux malades des thérapeutiques qui leur assurera la meilleure prise en charge possible. C’est en ce sens que nous accompagnons les entreprises qui investissent dans le champ de la recherche contre le cancer.


nile crée en 2014 l’Observatoire de la Régionalisation et anime le débat en région

L’Observatoire de la Régionalisation est né de la volonté de catalyser et décentraliser le débat autour des questions de santé. En s’appuyant sur un travail préliminaire d’exploration du territoire avec la mise en place d’un baromètre de la démocratie sanitaire et l’animation d’une communauté, l’Observatoire de la Régionalisation a commencé à organiser des colloques régionaux autour d’enjeu de santé publique. C’est à Bordeaux que le premier a eu lieu, sur l’alcoolo-dépendance. S’en est suivi un long cycle sur la prévention du cancer du col de l’utérus de 2015 à 2020 avec le soutien institutionnel de MSD Vaccins®. Cette thématique s’est naturellement imposée du fait des concertations autour du 3ème plan cancer et de la particularité du cancer du col de l’utérus : il s’agit d’un cancer que l’on peut éradiquer. Quatre régions ont été sélectionnées pour œuvrer en ce sens : Provence Alpes Côte d’Azur (2015), Centre-Val de Loire (2016), Occitanie (2018) et Grand-Est (2020).

©2019 Observatoire de la Régionalisation

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